Ça y est, la SNCF va enfin avoir son plan de soutien. Dans un entretien accordé au Figaro, Jean-Baptiste Djebbari a annoncé que l’État aiderait le groupe ferroviaire « à hauteur de plusieurs milliards d’euros ». Le ministre des Transports a rappelé qu’il avait déjà été permis à l’entreprise publique d’emprunter 1,2 milliard d’euros sur les marchés, et qu’un tiers des cheminots avait vu ses salaires être pris en charge au titre de l’activité partielle.

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Des aides moyennant des « performances de haut niveau »

Plusieurs options sont pour l’instant sur la table pour définir la forme que prendra l’aide, comme une recapitalisation ou la reprise d’une part complémentaire de la dette. « Les arbitrages ne sont pas encore rendus. À ce stade, nous travaillons des pistes et en discutons avec la SNCF », explique le ministre.

En retour, la SNCF devra faire preuve d’une « performance économique, environnementale et sociale de haut niveau », ajoute-t-il. D’ici à dix ans, le réseau devra être suffisamment rénové pour « faire circuler sans accroc des trains de voyageurs, de jour comme de nuit, ainsi que des trains de marchandises ». Pour y arriver, l’État prévoit des investissements annuels de « plusieurs milliards d’euros », qui permettront de « régénérer le réseau ferré » et de faire revenir la SNCF à l’équilibre « dans les meilleurs délais ». Selon Jean-Baptiste Djebbari, « il s’agit de ne pas se remettre à fabriquer de la dette ».

Modernisation du fret et des petites lignes

Les patrons de la SNCF et de Fret SNCF doivent également présenter au ministre un « plan de modernisation » du fret. Celui-ci pourrait contenir plusieurs propositions, comme la baisse du prix des péages ferroviaires, une hausse des subventions, ou encore l’accélération du lancement de nouvelles autoroutes ferrées. L’augmentation du nombre de gares de triage dans les ports et la modernisation des matériels roulants pourraient être envisagées.

Cette modernisation contribuera également à l’ambition du gouvernement de « relancer d’ici 2022 deux trains de nuit supplémentaires avec, pourquoi pas, un Paris-Nice pour commencer », envisage le ministre. Concernant les petites lignes, l’État souhaite en « rénover un maximum » via des cofinancements avec les régions. « D’ici la fin du quinquennat, l’ambition est de contractualiser avec toutes les Régions qui le souhaiteront et de sauver ainsi les 9 000 km de petites lignes », conclut Jean-Baptiste Djebbari.