« Sur la place Stanislas, dans la vieille ville et le quartier Grand-Verger, les prix atteignent parfois 3 300 euros le mètre carré », indique Me Bravetti. AGE / Photononstop

AD Custom Keto Diet

Des transactions en hausse, des prix qui décollent : la discrète capitale des ducs de Lorraine jouit ces dernières années d’un marché immobilier des plus florissants. En cinq ans, les prix médians des appartements à Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont ainsi augmenté de 9,4 % et celui des maisons de 12,4 %, d’après le baromètre des notaires de France.

Rares sur le marché, les pavillons avec jardin ne partent désormais plus sous la barre des 300 000 euros. C’est dans le « triangle d’or » nancéien que le marché est le plus dynamique et les notes les plus salées : « Sur la place Stanislas, dans la vieille ville et dans le quartier Grand-Verger, les prix, proches en moyenne des 2 200 euros le mètre carré, atteignent parfois les 3 300 euros », indique Dominique Bravetti, notaire dans la ville.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le nouvel engouement pour les résidences secondaires

Le confinement et ses conséquences ont toutefois perturbé momentanément cette belle dynamique, en faisant prendre du retard aux projets d’acquisition.

Forte proportion d’étudiants

« Il ne faut pas oublier qu’iI n’y a quasiment pas eu de visites de biens immobiliers de mi-mars à début mai », rappelle Me Bravetti. Un calendrier pas idéal pour les acquéreurs qui avaient l’intention d’acheter un logement pour le louer à un étudiant après l’été : avec des visites reportées après le confinement, le temps nécessaire pour se décider, les délais de signature, etc., ces projets d’acquisition retardés par le contexte sanitaire vont se finaliser après la rentrée et il sera compliqué pour ces investisseurs de trouver locataire à leur pied pour cette année scolaire 2020-2021.

Or, à Nancy, le marché étudiant est important pour les investisseurs, ces derniers représentant près de 18 % de la population.

« Cela fait environ 50 000 étudiants à loger », souligne Flore Chevallier, directrice opérationnelle d’Eiffage Immobilier pour la Lorraine. « Les investisseurs se positionnent en fonction des pôles d’enseignement, qu’il s’agisse du campus Artem, de la fac de droit, place Carnot, ou encore de la faculté de lettres », précise-t-elle.

Rendements locatifs attractifs

Une opération souvent intéressante, car dans la métropole du Grand-Est, les perspectives de rendement sont considérables. « Avec un studio acheté 70 000 euros et loué 410 euros toutes charges comprises, on obtient une rentabilité brute de plus de 7 % », indique Boris Marchand, directeur de l’agence immobilière Nestenn, à Nancy.

La démarche est tout aussi juteuse dans l’immobilier neuf, avec des niveaux de rentabilité brute autour des 4 % avant application de la réduction d’impôt liée au dispositif d’investissement locatif dit Pinel.

Lire aussi Immobilier locatif : le Denormandie est-il vraiment intéressant ?

Et les prix demeurent raisonnables. « Sur les grandes surfaces, nous sommes en moyenne entre 2 800 et 3 000 euros le mètre carré. Ce sont les petites surfaces qui coûtent le plus cher, entre 3 800 et 4 000 euros le mètre carré, mais les investisseurs sont toujours au rendez-vous et représentent 60 % à 80 % des acquéreurs selon les programmes », observe Jean-François Schaeffer, directeur de l’agence Lorraine-Bourgogne de Bouygues Immobilier.

Avec la crise due au Covid-19, les nouveaux logements neufs risquent toutefois de mettre un peu plus de temps à sortir de terre.

« Le respect des gestes barrières sur les chantiers a pour conséquence un nombre moindre d’ouvriers sur place et il devrait y avoir des décalages de l’ordre de deux à trois mois sur les programmes à livrer, présage M. Schaeffer. Des retards qui s’allongeront, bien sûr, en cas de deuxième vague de l’épidémie ou de durcissement des mesures barrières », poursuit-il.

Lire aussi Immobilier : la diversité du 18e arrondissement de Paris

Parmi les projets immobiliers en cours, celui de Grand Nancy Thermal retient particulièrement l’attention des investisseurs. Ce gigantesque pôle aquatique, qui doit être livré en 2022 et ouvrir ses portes à l’horizon 2023, proposera un espace thermal, d’autres espaces dévolus au bien-être et un dernier consacré au sport. Un hôtel de luxe ainsi qu’un grand restaurant seront accolés à la structure, qui prendra place près du parc Sainte-Marie et du Musée de l’école de Nancy.

« C’est le futur pôle stratégique pour les investisseurs car en moyenne, dans ce quartier, les prix sont à seulement 1 700 euros le mètre carré et des petites surfaces sont disponibles », estime Me Dominique Bravetti.