Le chiffre a frappé de stupeur et d’accablement les associations de défense des enfants victimes de maltraitances, rassemblées au sein du Conseil National de la Protection de l’Enfance (CNPE) : pendant cinq semaines marquées par le confinement, seulement 92 ordonnances de placements provisoires, qui permettent de protéger des enfants en les confiant en urgence à des centres d’accueil, ont été prononcées sur l’ensemble de territoire. « C’est incroyable. C’est juste rien ! Rien que dans mon département, le Nord, en temps normal, c’est une moyenne de 15 à 20 gamins en danger que nous plaçons chaque semaine à l’abri de leur famille… », s’étrangle Olivier Treneul, travailleur social et porte-parole de Sud à l’échelle de son département.

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Les signalements, pourtant, ont de leur côté augmenté, les huis clos familiaux imposés par la crise sanitaire facilitant les maltraitances. Le 119, service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger, a enregistré en moyenne une hausse de plus d’un tiers (avec un pic de +89 % sur la semaine du 13 au 19 avril). Le constat est donc sans ambiguïté : le système français de protection de l’enfance tourne au ralenti. Le secrétaire d’état à la protection de l’Enfance, Adrien Taquet, que nous avons interrogé, évoque de « possibles dysfonctionnement » :

« Mes sources me parlent aujourd’hui d’une centaine de placements en urgence, il faut vérifier mais cela semble bien peu au vu de l’augmentation des abus signalés dans cette période inédite. Je ne v Pour lire les 81 % restants,
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Nathalie Gathié