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Le secrétaire d’Etat au numérique chargé du dossier 5G entend apaiser les discussions en recevant, à la rentrée, les parties prenantes au débat. Un souhait partagé par le patron d’Orange.

Le déploiement de la 5G en France est imminent. Mais la technologie est très critiquée, notamment par des élus écologistes qui ont réclamé un « moratoire » sur le sujet, ainsi que par des citoyens inquiets des effets que la 5G pourrait avoir sur leur santé.

Le secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, tout juste reconduit dans le nouveau gouvernement, était l’invité de Cnews ce jeudi matin. Il entend « apaiser le débat » sur la 5G.

« Dès la rentrée je recevrai l’ensemble des parties prenantes au débat à savoir les opérateurs, les associations, les collectivités territoriales et les industriels, pour continuer la discussion et expliquer pourquoi la 5G est utile mais surtout indispensable », a expliqué le secrétaire d’Etat.

Il a insisté sur l’utilité de cette technologie « pour la télémédecine en ruralité, pour l’agriculture connectée, pour la transition énergétique ou encore pour le télétravail ».

« Evidemment, toutes les interrogations sont légitimes et il faut continuer la discussion », a-t-il conclu.

La 5G doit être lancée « dans un contexte apaisé »

Stéphane Richard, le patron d’Orange, a exprimé le même souhait jeudi matin sur le plateau de BFM Business.

« Je souhaite que la 5G soit lancée dans un contexte apaisé. Si il faut prendre un petit peu de temps pour avoir ce débat avec toutes les parties prenantes, je pense qu’il faut le faire », a déclaré Stéphane Richard.

Le patron d’Orange a rappelé que la 5G était avant tout « un enjeu industriel de compétitivité pour les entreprises françaises ». Selon lui, il n’y aura pas « d’effet wow » pour les consommateurs, comme cela avait été le cas lors du déploiement de la 3G et de la 4G.

Quant à une hausse éventuelle du prix des forfaits 5G, Stéphane Richard a expliqué qu’en raison de la « situation de concurrence très forte en France », augmenter artificiellement les tarifs à l’arrivée de cette nouvelle technologie n’aurait « pas sa place ».

Mais pour que la 5G soit déployée, encore faut-il que les fréquences aient été attribuées aux opérateurs dans le cadre d’enchères. Elles devaient débuter fin avril mais ont été repoussées à septembre en raison de la crise sanitaire. Stéphane Richard a indiqué qu’Orange visait toujours un lancement et un début de déploiement de la 5G avant la fin de l’année.